Les nouveaux visages de l’éditorial
IA générative, Generative Engine Optimization (GEO), contenus à forte valeur ajoutée : la production éditoriale change de dimension. Pour les entreprises, ces mutations
redéfinissent aussi la proposition de valeur qu’elles attendent d’une agence éditoriale.
Article publié le 5 mars 2026
L’usage de l’IA dans les métiers de la communication et des médias a progressé de 30 % en un an ! Si 17 % des professionnels l’utilisaient en 2024, ils sont désormais 47 % à la faire, dont 17 % régulièrement ou souvent, selon le dernier rapport State of the Médias (SOTM). L’IAG est principalement prisée pour effectuer des recherches sur certains sujets. Menée en décembre 2025 par Influencia, une autre étude souligne que le recours anarchique à l’IA générative “accélère le foisonnement de contenus banals, dispersés et inefficaces, au détriment de la pertinence et de la qualité”.
D’ailleurs, Liz Reid, vice-présidente de Google Search, souligne que tout texte n’offrant aucune différenciation, est désormais considéré comme du contenu de faible qualité, voire du spam. Sans la plus-value éditoriale apportée par l’expertise sectorielle, les témoignages, les analyses, les données propriétaires et la narration incarnée, qui sont produits par des experts, l’IA ne délivre qu’un contenu à faible valeur ajoutée.
De moteur de recherche
à moteur de réponse
Outre l’IA, l’émergence du Generative Engine Optimization (GEO) bouleverse également les standards en matière de production éditoriale. Selon une étude menée par Ipsos, 39 % des Français ont utilisé les moteurs d’IA pour leurs recherches en 2025 et, parmi eux, 74 % des 18-24 ans. Pour les entreprises, il est donc essentiel d’apparaître sur les « moteurs de réponses ».
Avec l’essor de l’IA et des assistants conversationnels, trois logiques, répondant à des logiques différentes, coexistent : SEO, AEO et GEO.
Le SEO (Search Engine Optimization), par le biais de contenus de qualité, de la structure technique du site et de la notoriété via des liens entrants, permet d’apparaître en première ou seconde page des résultats des moteurs de recherche.
Le AEO (Answer Engine Optimization) vise à optimiser un contenu pour qu’il soit utilisé comme réponse directe par un moteur de recherche. Si un internaute demande « Qu’est-ce qu’un livre d’entreprise ? », Google affiche, en haut des résultats, une réponse extraite d’un site web. Trois leviers peuvent être mobilisés :
- Créer des formats structurés
- Intégrer des FAQ
- Recourir à des balise
Quant au GEO, il passe par l’optimisation des contenus pour qu’ils soient utilisés par les moteurs d’IA générative, qui ne donnent pas seulement des liens, mais synthétisent l’information. Ainsi, si un dirigeant de PME ou d’ETI demande à une IA : « Quelle agence peut réaliser un livre d’entreprise ou un magazine ? », l’IA peut citer des entreprises dont les contenus sont bien structurés et crédibles. Ici, les modèles privilégient :
- Les contenus experts
- Les sources fiables
- Les contenus très structurés
- Les contenus cités par d’autres sites
Expertise éditoriale
Une étude de Princeton et Georgia Tech (2024) souligne que citer des sources reconnues augmente la visibilité d’un contenu de 132,4 % dans les réponses IA, même si les recherches « classiques » représentaient encore 80 % du trafic web en 2025.
À l’aune de ces mutations, les agences deviennent des partenaires, plus que des prestataires, capables de
- Piloter la stratégie éditoriale
- Garantir la cohérence globale des messages
- Maîtriser les techniques de référencement
- Utiliser l’IA pour accélérer la production éditoriale, en sachant vérifier les informations et enrichir les contenus
Dans un écosystème saturé de contenus automatisés, l’expertise humaine n’est pas une alternative à l’IA, elle est une nécessité absolue, garante de l’efficacité.



